Les systèmes autonomes ne reposent pas sur une seule morale, mais sur plusieurs visions philosophiques qui s’opposent sur la notion de “bonne décision”.
L'éthique des vertus est originaire de l'Antiquité. Une action est "bonne" si elle est accomplie pour une bonne raison, de la bonne
manière, conformément à une vertu (prudence, courage, sagesse, justice, tempérance).
Une vertu est définie comme une qualité morale d'un agent, capable de prendre des décisions et d'agir de manière bonne, de façon stable et durable.
Le terme eudémonisme, quant-à-lui, vient du grec εὐδαιμονία, décrivant le bonheur comme plénitude d'épanouissement.
Une figure emblématique de cette éthique est Aristote (384 à 322 av. J.C.).
Cette perspective repose sur la question : « Que ferait une personne pleinement vertueuse dans ces circonstances ? »
Éthique des vertus
L'utilitarisme juge une action selon ses conséquences, son impact sur le bonheur total.
Il faut additionner plaisirs, soustraire souffrances, considérer tous les individus de manière impartiale (
objectif d'égalité et de prise en compte de toutes les personnes impactées par l'action).
L'utilitarisme est l'éthique conséquentialiste la plus célèbre.
Cette éthique repose sur deux principes :
• Le principe d'utilité est une action qui doit être approuvée ou désapprouvée en fonction de son impact sur le bonheur en général.
• Le principe d'impartialité, qui est l'agent moral devant prendre en compte tous les plaisirs et les peines sur un pied d'égalité, en ne comptant pas uniquement les siens.
Une figure emblématique de cette éthique est Jeremy Bentham (1748-1832).
Cette perspective repose sur la question : « Qui doit définir les règles ? Qui est capable de mesurer l'impact global ? »
Éthique utilitariste
L’éthique déontologique (venant, en grec, de δέον signifiant le devoir et λόγος, l'étude, la science, la parole) est un courant majeur de la philosophie
morale selon lequel la moralité d’une action ne dépend pas
de ses conséquences, mais de sa conformité à des devoirs, des règles ou des impératifs moraux préalablement établis.
Contrairement aux approches conséquentialistes (comme l’utilitarisme), qui évaluent les actions en fonction de leurs résultats
(minimisation des dommages, maximisation du bien-être global), la déontologie affirme que certaines actions sont moralement interdites
ou obligatoires en elles-mêmes, indépendamment de leurs effets.
Ainsi, le déontologisme ne se réduit pas à une injonction à respecter
les codes. Il s’agit plutôt d’une réflexion sur ce que nous devrions reconnaître comme devoirs moraux au niveau individuel et collectif.
D’après Emmanuel Kant (1724-1804), figure emblématique de cette éthique, nous devrions toujours agir selon un principe (ou une « maxime ») dont nous pourrions vouloir qu’il devienne un
principe universel.
Cette perspective repose sur la question : « Comment peut-on créer une règle universelle, pouvant aboutir à une maxime ? »
Éthique déontologique
Face à la puissance croissante des technologies, Hans Jonas (1903–1993) nous invite à penser notre responsabilité autrement : nos choix d’aujourd’hui engagent aussi les générations futures. Son éthique appelle donc à la prudence, au savoir et à l’action, afin que le progrès reste compatible avec une vie authentiquement humaine sur Terre.
Cette perspective repose sur la question : « Comment agir aujourd’hui de manière responsable alors que nos choix technologiques peuvent avoir des conséquences sur les générations futures ? »
Éthique de la responsabilité