Principe fondamental
Contrairement aux éthiques déontologiques, qui évaluent les actes en fonction de principes (comme "ne pas tuer", "ne pas mentir"), le conséquentialisme affirme que seule l’issue d’une action compte moralement.
Une forme influente de conséquentialisme est l’utilitarisme, développé par Jeremy Bentham et John Stuart Mill. Cette doctrine affirme qu’une action est juste si elle maximise le bonheur (plaisir, bien-être) et minimise la souffrance.
Il existe aussi l’utilitarisme négatif, qui met l’accent non pas sur l’augmentation du bonheur, mais sur la réduction de la souffrance, considérée comme moralement plus urgente.
« Additionnez toutes les valeurs des plaisirs, puis celles des peines : si la balance penche du côté du plaisir, l’acte est moralement bon. »
Jeremy Bentham (1748–1832)
Jeremy Bentham est un philosophe britannique considéré comme le père de l’utilitarisme. Il proposait de calculer les plaisirs et douleurs générés par une action pour juger de sa moralité. Sa pensée visait une société plus rationnelle et équitable, fondée sur le bien-être du plus grand nombre.
Pour appliquer cette évaluation, Bentham propose de prendre en compte plusieurs critères :
- Durée : Combien de temps dure la conséquence ?
- Intensité : À quel point est-elle plaisante ou douloureuse ?
- Certitude : Quelle est la probabilité qu’elle se produise réellement ?
- Proximité : Est-ce un effet immédiat ou lointain ?
- Fécondité : Va-t-elle engendrer d'autres plaisirs ?
- Pureté : Y a-t-il des risques qu’un plaisir entraîne une douleur ?
- Étendue : Combien de personnes sont concernées ?
Limites du conséquentialisme
Cette approche, très mathematique souleve toutefois des problemes éthiques assez importants, il n'y a aucun coeur, aucune émotion derriere cette reflexion. Mais bien que cela peut tout de même sembler valable au premier abord, on se rend vite compte via par par exemple des expériences de pensée que cela devient intenable
En se concentrant uniquement sur les conséquences, elle peut justifier des actions qui semblent intuitivement injustes.
En prenant comme exemple un des derniers "scenario" de l'expérience de pensée "des machines de soins sur Mars", qui met en place une situation où nous devons aller chercher et tuer une personne innocente chez lui afin de sauver 5 autres personnes. Mathématiquement , on a bien un ratio de 1 vie contre 5, ce qui signifie que cela est interessant. Mais cela revient surtout à un meurtre ce qui selon notre morale actuelle est inacceptable.
Dans ce cas, les déontologistes diront que certains actes (comme tuer un innocent) sont toujours immoraux, quelle que soit la conséquence.
Enfin, le conséquentialisme suppose que l’on puisse prédire et mesurer les conséquences d’un acte avec suffisamment de précision, ce qui n’est pas toujours réaliste dans des situations complexes ou incertaines. C'est pour cela qu'il est plus communement admis par la plupart des philosophes que seul les conséquences ésperées par la personne valent et non des consequences imprévue qui pourraient modifier son impact
Conséquences d'un robot compagnon
Effets positifs :
- Fera gagner du temps aux infirmieres que ce soit dans les hopitaux ou a domicile pour les taches simples et permettra qu'elles puissent se concentrer sur les taches les plus importantes sans négliger l'aspect social. Les robots pourront eux aussi dialoguer avec les patients pour les aider a se sentir mieux.
- Peut aider et permettre à des personnes de communiquer avec "quelqu'un" au moins tous les jours
- Aider les étudiants à étudier leurs cours.
Effets négatifs :
- Moins de contact humain, ce qui peut mener à l'isolement social.
- Les robots peuvent remplacer les interactions humaines, ce qui peut nuire aux relations sociales.
- Les animaux peuvent être affectés par la présence de robots, notamment en termes de jalousie ou de stress. Ou bien même être remplacé par ceux ci
Contrer ces effets négatifs
- Les robots pourraient, à certains moments, être contrôlés à distance par des professionnels pour adapter leur intervention.
- Ils peuvent être programmés pour encourager les interactions sociales humaines (ex. : inviter à sortir, jouer dehors).
- Limite : Aucune solution claire n’est proposée pour les effets négatifs sur les animaux.
Impact sur les générations futures
Les robots compagnons pourraient devenir des outils courants dans les foyers, influençant la manière dont les enfants perçoivent les relations sociales et l'empathie. Ils pourraient également modifier la dynamique familiale en remplaçant certaines interactions humaines.
Il sera d'une importance majeure, de garder un controle sur ce que peut et ne peut pas faire l'IA et de toujours garder l'humain au centre des priorité